Ai-je subi des abus sexuels sans m’en souvenir ? Auto-questionnaire de réflexion personnelle

Explorez si des lacunes mnésiques, des déclencheurs liés au toucher, un stress ancré dans le corps et une confusion quant aux limites personnelles peuvent recouper des réponses traumatiques non résolues. Ce questionnaire est uniquement destiné à la réflexion personnelle et ne permet ni de confirmer des abus ni de récupérer des souvenirs.

Répondez en fonction de vos réactions habituelles, et non d’un moment isolé. Si une question vous émeut particulièrement, faites une pause et prenez soin de vous. Ce questionnaire ne permet pas de déterminer si des abus sexuels se sont produits, ne permet pas de récupérer ou de vérifier des souvenirs, et ne constitue ni un diagnostic ni une évaluation juridique.

1 / 21

1. Comment décririez-vous vos souvenirs de l’enfance et de la préadolescence ?

Pour la plupart continus et ordinaires
Quelques zones floues, mais l’ensemble reste cohérent
Plusieurs périodes semblent inhabituellement vides ou déconnectées
De larges pans manquent, sont fragmentés ou coupés émotionnellement

2. Lorsque vous pensez à des adultes ou à des personnes responsables de votre garde durant votre petite enfance, à quel point est-il facile pour vous de replacer les souvenirs dans leur contexte ?

Généralement facile et ancré
Certains détails sont difficiles à situer, mais je parviens encore à suivre le fil de l’histoire
Certaines personnes ou certaines périodes me semblent confuses ou difficiles d’accès
Je bute contre un mur ou me sens détaché(e) lorsque j’essaie de penser à certaines d’entre elles

3. Si quelqu’un initie un contact affectueux ordinaire que vous souhaitez recevoir, que se passe-t-il généralement dans votre corps ?

Je reste généralement à l’aise et pleinement présente
Je peux me tendre brièvement, mais je me détends rapidement
Je me raidis souvent, je me retire ou je ressens une gêne sans en comprendre la raison
Je me fige fréquemment, je me coupe du corps ou j’ai envie de fuir, même lorsque j’ai confiance en cette personne

4. Lorsque l’intimité émotionnelle ou physique augmente dans une relation, comment réagissez-vous généralement ?

Je reste relativement ouvert(e) et conscient(e) de mes limites
Je me sens un peu sur la défensive, mais je peux en parler
J’évite souvent l’intimité ou je me ferme intérieurement
Je ressens une forte peur, un détachement ou un inconfort proche de la panique

5. Comment réagissez-vous généralement aux situations impliquant l’observation, l’examen ou la discussion de votre corps ?

Au plus léger malaise
Un peu mal à l’aise, mais cela reste gérable
Je ressens une tension, une appréhension ou une forte envie d’éviter la situation
Je ressens une détresse intense, une fermeture ou des effets secondaires persistants

6. Lorsque les conversations portent sur la sexualité, le consentement ou les limites personnelles, quelle formulation correspond le mieux à votre expérience ?

Je parviens à rester engagé(e) sans éprouver de détresse majeure
Je peux ressentir de l’embarras, mais je demeure présent(e)
Je deviens souvent inhabituellement mal à l’aise ou je me désengage mentalement
Je me sens régulièrement déclenché(e), submergé(e) ou contraint(e) de quitter la conversation

7. Lorsque vous vous sentez émotionnellement en insécurité, à quelle fréquence vous figez-vous plutôt que de parler ou d’agir ?

Rarement
Parfois, dans des moments de forte tension
Souvent, même lorsque je souhaiterais pouvoir réagir
Très souvent ; mon corps semble se fermer avant même que je puisse réfléchir

8. À quelle fréquence vous sentez-vous engourdi(e), irréel(le) ou détaché(e) de votre corps pendant des moments stressants ?

Rarement ou presque jamais
Occasionnellement
Assez fréquemment dans des situations troublantes
Fréquemment, et il peut être difficile de revenir rapidement à l’état normal

9. À quel point vos réactions sont-elles intenses face à certaines odeurs, intonations, lieux ou types de toucher, en l’absence de danger évident ?

Généralement proportionnées et de courte durée
Légèrement exacerbées parfois
Nettement plus fortes que prévu
Intenses et difficiles à expliquer ou à maîtriser

10. Dans quelle mesure éprouvez-vous de la honte ou de l’inconfort concernant votre corps, vos besoins ou vos limites ?

Peu ou pas plus qu’une insécurité ordinaire
Un peu, mais je parviens à la remettre en question
Beaucoup ; cela influence la façon dont je me relie aux autres
Très fortement ; cela façonne mon sentiment de sécurité dans mon propre corps

11. Lorsqu’une interaction relationnelle vous semble « décalée », à quelle vitesse supposez-vous que c’est votre faute ?

J’examine la situation dans son ensemble avant de m’accuser moi-même
Je suis parfois encline à m’accuser
Je suppose souvent avoir commis une erreur
Je me sens presque immédiatement responsable, même en l’absence d’indices tangibles

12. À quel point vos limites personnelles vous semblent-elles claires ?

Plutôt claires ; je parviens généralement à identifier ce qui me semble acceptable
Relativement claires, bien que je doute parfois de moi-même
Souvent confuses ; je ne prends conscience de mon malaise qu’après coup
Très floues ; je peux me figer, céder ou me couper plutôt que de connaître mes propres limites

13. À quel point est-il facile pour vous de dire « non » lorsqu’une situation vous semble émotionnellement ou physiquement inconfortable ?

Généralement gérable
Difficile dans certaines situations
Souvent difficile ; je crains les réactions des autres
Extrêmement difficile ; je finis par accepter ou me couper, même lorsque je ne le souhaite pas

14. Quelle est votre attitude par défaut dans les relations proches ?

Prudent(e), mais globalement capable de faire confiance
La confiance se développe lentement mais régulièrement
Je reste vigilante et m’attends à devoir me protéger
Je me sens constamment en insécurité, même avec des personnes bienveillantes

15. Dans quelle mesure comptez-vous sur le contrôle de la distance, des routines ou des issues pour vous sentir en sécurité auprès des autres ?

Uniquement selon les besoins
Un peu plus que la moyenne
Considérablement ; cela m’aide à gérer mon inconfort
Très fortement ; je scrute systématiquement les issues ou les moyens de garder le contrôle

16. À quelle fréquence évitez-vous certains sujets, personnes, médias ou situations parce qu’ils suscitent un sentiment de menace ou de dégoût difficile à expliquer ?

Rarement
Parfois
Souvent
Très souvent, et cela façonne nettement ma vie

17. Lorsque vous êtes bouleversé(e), à quelle fréquence ressentez-vous soudainement une régression marquée, comme si vous étiez beaucoup plus jeune, plus petit(e) ou moins capable que ne le requiert la situation ?

Rarement
Occasionnellement
Assez souvent pour que je remarque un schéma récurrent
Très souvent ; cela apparaît de façon immédiate et est difficile à réguler

18. Lorsqu’une personne est bienveillante, protectrice ou patiente avec vous, quelle est votre réaction la plus courante ?

Je parviens à l’accueillir sans trop de tension
Je l’apprécie, bien qu’une part de moi reste sur la défensive
J’en ai besoin, mais je ressens aussi de la méfiance ou de l’agitation
Je la désire tout en étant submergé(e), fermé(e) ou prêt(e) à m’éloigner

19. Après une situation interpersonnelle ou corporelle difficile, combien de temps durent généralement ses effets sur vous ?

Je me rétablis assez rapidement
Cela peut persister brièvement
Cela me suit souvent pendant plusieurs heures ou perturbe ma journée
Cela peut m’affecter longtemps, via des ruminations, un engourdissement ou une tension corporelle

20. Si vous présentez des lacunes mnésiques inexplicables ou des réactions intenses, comment les interprétez-vous généralement ?

Comme une variation humaine normale, sauf preuve contraire claire
Comme un phénomène digne d’attention, sans pour autant en tirer hâtivement des conclusions
Comme un signe qu’un vécu non résolu pourrait actuellement m’affecter
Comme un signe que j’ai besoin d’un accompagnement bienveillant et informé du trauma afin de comprendre en toute sécurité mes réactions

21. Quelle formulation correspond le mieux à votre rapport actuel à l’obtention d’un soutien pour ces schémas ?

Je ne ressens pas actuellement un besoin pressant de soutien
Je pourrais bénéficier d’un approfondissement personnel
Je bénéficierais probablement d’un échange informé du trauma
Je ressens un besoin fort d’un accompagnement prudent et bienveillant face à ces réactions